(Avec Basketball Magazine) – A 40 ans, Bamba Seye continue d’affoler les compteurs en Nationale 3, dont il est le meilleur marqueur toutes compétitions confondues. Il revient sur les moments forts de sa carrière.

Ses débuts

Tout a commencé avec les JO de 1992 avec la Dream Team. J’ai débuté à 12 ans avec les play-ground à Dakar, puis en club à l’US Goree en minimes 2e année, et à l’ASCC Bopp ou nous avons gagné le championnat du Sénégal en juniors. En fin 99, je suis arrivé dans les Ardennes, à Haraucourt. J’y ai joué deux ans en Excellence Régionale.

Les lions du Sénégal

J’ai une quinzaine de sélections. J’ai disputé les championnats d’Afrique en Angola en 1999 et, dans la foulée, les Jeux Africains en Afrique du Sud. Dans l’équipe, il y avait Oumar Mar, l’un des meilleurs meneurs d’Afrique, Makhtar Ndiaye, qui a joué en France et est devenu un agent et scoot NBA.

Le fidèle

En 2002, je suis venu à Trappes en Nationale 2. J’y suis resté huit ans, la montée en Nationale 1 reste un souvenir inoubliable. Il y’avait du beau monde. J’ai joué avec Hubert « Cash » Register et Anthony Stanford. Fabrice Calmont a été le coach qui m’a permis d’intégrer dans le basket français. Ensuite je suis parti à Vanves où je suis resté dix ans. Je suis un joueur fidèle, je n’aime pas les changements. Quand il y a un projet, j’aime bien aller jusqu’au bout.

Vanves, le club de cœur

J’ai beaucoup de souvenirs à Vanves, un club familial. On est resté 10 ans en Nationale 2. Deux fois on a été à deux doigts de monter en Nationale 1. L’année d’après mon départ, ils ont réussi la montée. Le jour du dernier match, ils ont retiré mon maillot, cela m’a marqué pour toujours. Aujourd’hui encore je m’entraîne avec eux une fois par semaine et pendant les trêves.

Le Chesnay-Versailles

En 2018, j’ai rejoint le Chesnay-Versailles, pour me rapprocher de Trappes, où je suis animateur avec des maternelles, et pare que leur projet me plaisait. C’est un bon club formateur avec des équipes et de de très bons jeunes. Je compte bien m’investir dans ce projet et encadrer les jeunes. J’ai déjà passé mes premiers diplômes d’entraîneurs, et commencé à entraîner des cadets.

«J’essaie de leur transmettre mon vécu. Je suis beaucoup avec eux en dehors du terrain. J’ai toujours eu ce rôle de leader en moi»

47 points à 40 ans

Cette saison on est resté dans la dynamique de la montée (4e de la poule G après 16 journée). On est deux anciens qui encadrent des jeunes. J’essaie de leur transmettre mon vécu. Je suis beaucoup avec eux en dehors du terrain. J’ai toujours eu ce rôle de leader en moi (…) Même si les espaces sont réduits en N3, je suis performant. J’ai inscrit 47 points en début février, mon record. Et je suis le meilleur marqueur de la N3 avec une moyenne de 24 points. Physiquement je me sens très bien, je n’ai pas de pépins. Je pourrais jouer jusqu’à ce que mon corps me dise stop.

Son association

J’ai créé l’association SOFADJI en 2016, du nom de mes trois enfants : Sokhna, Fally et Djibril. J’ai commencé à faire des camps de basketball, des tournois de football au Sénégal et du handi-basket. Je fais tout cela pour la formation sénégalaise. Chaque été je regroupe au moins 300 jeunes. La 3e édition se tiendra au début du mois de Juillet. Si les gens veulent m’aider et contribuer à la réussite de ce projet, ils seront les bienvenus.

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Source : BASKETBALL MAGAZINE FFBB

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